Des élus de gauche (PS, PCF, Verts, NPA) des Hauts-de-Seine, ont parrainé samedi 65 étrangers en situation irrégulière, devant la préfecture de Nanterre ce samedi.
Une délégation a ensuite été reçue par la directrice de cabinet du préfet, Josiane Chevalier. «Nous voulons un réexamen de l'ensemble des dossiers, mais la préfecture est bloquée sur sa position, à savoir que seuls sept dossiers sont déposables», a précisé Jacques Celet, président de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) de Nanterre.
«L'association nous a fermé les portes, en nous disant que les 58 dossiers doivent être réexaminés, a commenté Josiane Chevalier.
Je leur ai rappelé que beaucoup de choses se sont faites dans l'illégalité : l'entrée en France de ces personnes, l'occupation de l'église, et même le parrainage, puisqu'il est illégal de parrainer une personne en situation irrégulière».
«Quand il y a un blocage de la part du préfet, il faut utiliser des moyens publics», a souligné Patrick Jarry, maire (PCF) de Nanterre, venu pour parrainer une personne sans-papier.
«J'ai déjà parrainé, officiellement, trois ou quatre personnes, a raconté à l'AFP Marie-Laure Meyer, conseillère régionale (PS) d'Ile-de-France, et élue à Nanterre. Cela permet surtout un dialogue individualisé avec la préfecture».
58 des 65 «filleuls» font partie du collectif «Les Oubliés de Saint-Paul». Ils avaient participé fin avril à l'occupation de l'église Saint-Paul à Nanterre lancée par un collectif.
Les 7 autres filleuls sont des ex-salariés d'une entreprise de Nanterre, BMS, dont ils avaient occupé les locaux pendant plus de trois mois.
Sur les 46 grévistes, 39 avaient été régularisés.
Le but du parrainage est de les accompagner dans toutes leurs démarches de régularisation. AFP